Rituels ayurvédiques de printemps
L’Ayurveda, médecine millénaire en Inde, vous propose des astuces pour équilibrer l’énergie et le passage au printemps. Il existe un moment au milieu ou à la fin de l’hiver où le temps change, se radoucit et devient plus humide. Puis de nouveau au bout de quelques jours se refroidit et devient parfois plus sec. Ces petits changements de temps annoncent la manifestation du dosha Kapha. C’est à ce moment-là et sans tarder qu’il va falloir adapter son hygiène de vie. Clarisse Robinet, praticienne et formatrice en Ayurveda vous livre sa routine de printemps.
Quel équilibre pour le printemps ?
Vous qui commencez un peu à connaître l’Ayurvéda, vous visualisez les 3 doshas, nos énergies vitales, vata, pitta et kapha. Non contents de régir notre organisme, physique, psychologique et physiologique, ces 3 compères régissent également la vie sur terre. Et aussi les rythmes : de la vie, de la journée et des saisons.
Ainsi, Vata, composé d’air et d’éther va se manifester dans les périodes de l’année qui lui ressemblent. Un hiver froid et sec par exemple, souvent le début de l’hiver chez nous. Pitta, composé de feu et d’eau est le roi des périodes chaudes. Si en plus c’est un peu tropical, c’est fait encore plus pour et par lui. Enfin, Kapha, fait de terre et d’eau est le dosha le plus lourd, le plus gras, humide et froid. Le passage de la fin de l’hiver vers le printemps est son règne.
L’Ayurvéda, n’est pas compliqué. C’est uniquement du bon sens. Quand on a froid, on va se mettre au chaud, quand le temps est humide, on va assécher. Il s’agit d’équilibre.
C’est donc le cas pour la saison du printemps, saison typique Kapha. On va donc apporter du chaud et assécher son organisme pour éviter que Kapha ne s’aggrave. Ca il pourrait entraîner des troubles ORL, un excès de mucus, quelques kilos en trop, une flemme grandissante et une fatigue inhabituelle. Tout cela dans les cas les plus communs bien sûr, mais Kapha va être aussi à l’origine de maladies plus lourdes comme les tumeurs et cancers, le cholestérol, certaines maladies cardiaques ou le diabète. Ne pas faire attention à Kapha pendant longtemps peut vraiment entraîner des pathologies graves.
Kapha commence à se manifester dès que le temps devient humide. Il existe un moment au milieu ou à la fin de l’hiver où le temps change, se radoucit et devient plus humide. Puis de nouveau au bout de quelques jours se refroidit et devient parfois plus sec. Ces petits changements de temps annoncent la manifestation du dosha Kapha. C’est à ce moment-là et sans tarder qu’il va falloir adapter son hygiène de vie.
1. Notre alimentation, notre premier allié.
Nous l’avons vu, le dosha Kapha est en cause dans des petits soucis de santé saisonniers ou chroniques. Si on veut le maintenir sous contrôle, il va falloir adopter un régime alimentaire adapté.
Pour réchauffer notre organisme et éviter l’accumuluation de mucus, de kilos, de gras sous toutes ses formes (cholestérol, kystes, etc.), on va privilégier des saveurs piquantes et amères. Par exemple les épices chauffantes, comme le gingembre, le poivre noir, le poivre long, la cannelle, le cumin, les graines de moutarde, le basilic sacré, l’aïl, le piment (si notre système digestif le supporte). Mais aussi des épices amères avec en tête le curcuma, les herbes aromatiques telles que le thym ou le romarin. Je conseille souvent de boire de l’eau chaude miellée à jeûn, dans laquelle on peut y glisser 1/3 de cuillère à café de gingembre et autant de curcuma, A jeûn, donc le matin mais aussi avant chaque repas. En fonction de votre constitution et des éventuels déséquilibres, il sera possible de varier les épices, le dosage ou d’y ajouter du citron.
On privilégie les aliments légers et chauds, légumes et fruits de saison, du riz, de l’orge ou du millet, des légumineuses. Et on limite tout ce qui est froid, gras et lourd comme les pâtisseries, les viandes, les féculents, la plupart des céréales, le fromage et les produits laitiers.
Attention tout de même à ne pas oublier les protéines et à ne pas passer radicalement et rapidement à un régime végétarien, ce qui risquerait d’affaiblir votre feu digestif et par voie de conséquence votre système immunitaire.
Choisissez le repas du déjeuner, heure à laquelle on digère mieux pour manger poisson, oeufs ou viande blanche 2 à 3 fois par semaine. Les autres jours, choisissez des légumineuses en purée, en soupe : kicheri, houmous. Ou en encore du tofu.
2. Choisir les bonnes activités
Pour garder kapha sous contrôle, la meilleure activité est cardio-vasculaire. Elle va nous permettre de transpirer, d’éliminer du liquide et des toxines. Et pour soutenir notre feu digestif, les activités en plein air sont recommandées. Pourquoi pas une grande balade dynamique à vélo, un jogging, une partie de ballon en équipe, ou une pratique dynamique de yoga (vinyasa par exemple) 3 à 4 fois par semaine !
L’Ayurveda use et abuse des techniques du yoga également pour se soigner.
Comme notre nez est en question, on va opter pour des pranayama (exercices de respiration) que vous avez sans doute déjà pratiqués avec votre prof préférée. Je vous conseille la respiration complète pour débuter. Ensuite, consultez votre professeur ou un thérapeute en Ayurveda pour savoir si vous ne présentez pas de contre-indications et pour surtout apprendre les techniques d’ujjaï, de kapalabati ou de bastrika.
3. Des soins adaptés
Vous connaissez sans doute la dinacharya, la routine ayurvédique, notre petite hygiène quotidienne. Les soins de la tête comme :
- nettoyer ses yeux (un bain d’oeil à l’eau de rose par exemple),
- son nez (avec le neti pot, rempli d’eau chaude salée)
- et sa bouche (avec un gargarisme à l’eau chaude avec éventuellement du curcuma, le brossage des dents et l’utilisation du gratte langue).
Les nettoyages du nez et de la bouche avec les gargarismes sont particulièrement importants au printemps. Encore plus si vous avez des tendances allergiques (pollens, graminés). Ces techniques permettent de nettoyer la sphère ORL et d’éliminer les mucus qui ont tendance à s’accumuler en cette période surtout la nuit, en position allongée.
Enfin, le printemps, c’est le moment indiqué pour les grandes detox. En Inde, on pratique le panchakarma, les 5 grandes purifications selon l’Ayurveda. L’Ayurveda conseille une à deux cures par an, notamment aux changements de saison, toujours des périodes où le dosha kapha se manifeste.
4. Ecouter la nature !
Après tout, nous sommes des êtres de la nature ! Nous réagissons donc comme l’ensemble des êtres de la nature, quelles que soient la saison ou la météo d’ailleurs. L’Ayurveda est basée sur l’observation de la nature, des éléments (mahabhutas) qui la composent et de leurs qualités (gunas). Le meilleur moyen de prendre soin de ses doshas, c’est d’écouter ce que la nature nous propose.

Clarisse ne vous le dira jamais assez : la santé Ayurvédique passe par l’alimentation, l’hygiène de vie, le Yoga et la méditation. Pour retrouver toutes les astuces de Clarisse, cliquez ici et son planning de rdv directement sur son site.
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