L’Ayurveda, la médecine par les épices

La route des Indes, le marché des épices, ce qui faisait la richesse des uns a fait la richesse des autres. Et surtout, la cuisine par les épices a ainsi fait le tour du monde, a agrémenté les tables en Occident, enrichi les saveurs nutritives de nos contrées dès le Moyen-Age. Les épices que l’on utilise aujourd’hui plus ou moins a bon escient sont pourtant un trésor gustatif, préventif et curatif insoupçonné.
Voyons comment l’Ayurveda utilise les épices et surtout quelles épices choisir pour chacun d’entre nous et quand et comment les utiliser.

Notions d’apéritif et de digestif en Ayurveda

Les épices entre autres substances servent en Ayurveda pour ouvrir l’appêtit ou aider à digérer. Ainsi, on prend l’habitude de prendre quelques épices, notamment dans de l’eau chaude avant de manger pour stimuler l’appétit. Ces apéritifs portent le nom de « dipana » en Ayurveda et en fonction des aliments, des constitutions (doshas dominants), de l’état des déséquilibres ou de l’état du feu digestif (agni), l’Ayurveda invite à consommer des épices comme le gingembre, la coriandre, le persil, le thym, l’asafoetida (épice typiquement indienne) ou la cannelle.
Et pour digérer, en fin de repas, on prend des digestifs ou « pachana » comme le thym, le romarin, le cumin, le clou de girofle, la cardamome ou encore l’aneth.

Gynécologie, maladies de peau, anti-inflammatoires, d’autres actions merveilleuses des épices

Les épices sont donc un outil indispensable pour la digestion et si vous connaissez des problèmes de transit ou de digestion, les épices vous seront d’une grande aide.
Elles sont également un atout de taille notamment pour soigner la toux (thym, basilic sacré, menthe) les problèmes gynécologiques (aneth, curcuma, fenouil), les inflammations (curcuma, cardamome, réglisse), régénérer les fonctions cognitives (safran, réglisse), la circulation (ail), les migraines (ajowan, safran, menthe poivrée), les problèmes de peau (curcuma, safran), les problèmes dentaires (clous de girofle, cardamome), le sommeil (muscade), etc.

Quelques précautions tout-de-même

Inutile de vous dire qu’avoir une étagère à épices bien remplie vous évite de tomber malade tout au long de l’année. Cependant, les épices sont réputées pour la plupart d’avoir des contre-indications et sont peu indiquées pour les profils Pitta. On prend donc en conscience et on essaie, on observe ce que ça donne. Votre corps vous dira vite si cela vous convient ou non.
Le curcuma très à la mode est un anti tout : anti inflammatoire, il soigne les maladies de peau, il soigne l’anémie, est une aide dans les régimes amincissants, il régule le cycle menstruel, il est vermifuge, il donne bonne mine, soigne les démangeaisons,… Mais il est amer et comme toutes les substances amer, il aggrave Vata. Il faut donc bien s’assurer de ne pas avoir un Vata trop élevé ni en constitution, ni en déséquilibre, ou ne pas être en saison Vata ou d’aggravation de Vata avant d’en consommer.
En effet, la plupart des épices sont chauffantes, Pitta étant fait déjà de feu, on va limiter leur consommation. D’ailleurs, on se limite chacun à la prise d’une cuillère à café d’épices par jour, soit sous forme de tisane, soit dans l’alimentation.

Quelques épices universelles

Ce qui est universel en Ayurveda se dit « trisodhique », c’est-à-dire que ça convient aux 3 doshas sans risquer des les aggraver. On retrouve donc dans les épices tridoshiques : le gingembre frais, la cannelle sucrée, la cardamome, le clou de girofle, la coriandre, la menthe poivrée, la rose, le safran. Voilà de quoi agrémenter vos plats de riz ou de légumes et vous préparer de délicieuses tisanes tout au long de l’année !

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